La formation professionnelle a connu une recrue d’escence
Au cours des deux dernières années, les demandes de formation professionnelle dans le secteur du BTP et des travaux publics ont augmenté comme c’est le cas pour les formations continues du type Caces (certificat d’aptitude à la conduite à la sécurité). L’explication repose entre autre sur le fait que les entreprises ont souhaité accroître les compétences de leurs salariés en temps de crise. 
Frédéric Ducassoux, responsable développement commercial Grands Comptes ECF indique : « Même si nous n’avons pas encore les chiffres officiels de l’exercice 2010, nous constatons depuis plusieurs années déjà, une hausse régulière du nombre de Caces validés par ECF, toutes recommandations confondues ». En effet, les entreprises du BTP, dans ces périodes de crise, tendent à améliorer leur productivité par une meilleure polyvalence de leurs salariés, mais ceci au détriment de l’embauche. Ainsi, ce genre de formation permet aux salariés d’être plus polyvalents et évite aux entreprises de devoir s’entourer de tous les corps de métiers nécessaires. « Cette tendance s’est traduite par un glissement des formations initiales diplômantes plus longues, vers de la formation continue sur des périodes plus courtes à destination de personnes déjà en poste en entreprise, en attendant des jours meilleurs », relève à son tour Julien Matter, responsable du pôle BTP sur l’Est de la France pour ECF. Selon, les organismes de formation, la formation professionnelle est perçue comme un réel investissement par les entreprise avant d’être considérée comme une charge. « Les entreprises profitent de la baisse d’activité pour nous confier la formation de leurs personnels pour qu’en fin de crise, elles puissent compter sur les compétences mises à jour de leurs salariés pour une mise en adéquation avec les dernières technologies » tient à souligner Pierre-Henry Bossey, coordinateur formation professionnelle ECF.
Les formations sont pointues et répondent à de nombreuses exigences. « Plus encore que pour les autres recommandations, le Caces engins de chantier nécessite à la fois une bonne maîtrise théorique et pratique des consignes de sécurité sur chantier mais également, un certain savoir-faire au niveau notamment du geste technique. Le fait que nos formateurs soient des professionnels avertis du monde des chantiers assortis d’un cursus de pédagogues nous permet chez ECF, de combiner ces deux impératifs », poursuit Julien Matter. Néanmoins, pourtant certains soulignent que le niveau d’exigence au niveau des formations Caces sont selon l’ECF, sous-évalué en France parce que les critères de certification des organismes de formation ne paraissent pas être assez pointus dans leur définition. Autrement dit les formations ne pourront jamais remplacer l’apprentissage sur le tas réalisé sur le terrain. D’autant plus que les organismes de formation font actuellement face à une multiplication réglementaire contraignante dans le domaine de la législation du travail notamment en ce qui concerne les aspects environnementaux.



