Les bonnes pratiques environnementales des travaux publics
Un nouveau site Internet dédié aux « bonnes pratiques environnementales des travaux publics » vient d’être lancé. Il a pour objectif d’apporter des solutions innovantes et concrètes aux professionnels pour construire ou réhabiliter des équipements publics dans un meilleur respect de l’environnement.
Un chantier de travaux publics tout comme de BTP ont de multiples impacts sur l’environnement. En effet, la mise en place de chantier engendre la consommation d’énergie et de matériaux naturels, la production de déchets, des actions sur l’eau et les sols, les émissions de poussières, les nuisances sonores et le bouleversement des paysages.
A l’heure actuelle, nombreuses sont les entreprises de TP conscientes de leurs responsabilités sur l’environnement. C’est la raison pour laquelle, elles développent depuis plusieurs années des procédés innovants qui contribuent largement à préserver l’environnement et les ressources naturelles. 
Les enjeux environnementaux sont nombreux et concernent plusieurs domaines :
1) L’énergie
Il est intéressant de noter que la seule fabrication des enrobés routiers représente en France une dépense d’énergie de plus de 8000 millions de kWh par an et cette dépense n’inclue alors pas les autres consommations d’énergie des Travaux Publics. Un autre exemple est la dépense énergétique des transports de matériaux et l’utilisation des engins de chantiers qui absorbent de grandes quantités de gas-oil, auxquels il faut rajouter les déplacements quotidiens de plus de 200 000 salariés. Il devient ainsi essentiel de diminuer les coûts énergétiques des chantiers, tout comme la part des énergies fossiles consommées.
2) Les matériaux naturels
Chaque année en France, près de 428 millions de tonnes de granulats naturels provenant des carrières réglementées sont extraits, dont 78% sont employés par les travaux publics. Des solutions de substitution ont été développées afin d’une part de préserver les ressources en matériaux naturels qui diminuent dans certaines régions et d’autre part, d’éviter des transports qui peuvent aisément atteindre des volumes de plusieurs dizaines de milliers de tonnes.
3) Les déchets
En plus des déchets inertes qui sont valorisés à plus de 75%, les entreprises de TP produisent 1,5 millions de tonnes de déchets banals par an et 1,2 millions de tonnes de déchets dangereux (données IFEN 2004). La nécessité de les limiter est claire mais il faut pouvoir le faire en respectant les exigences réglementaires qui s’appliquent à tous les déchets des entreprises. Il est d’autre part difficile de trouver une solution commune à l’ensemble des chantiers. Certains ont créé de nouvelles techniques capable de diminuer significativement les quantités de déchets produites. C’est uniquement possible pour certains types de travaux.
4) Les eaux et les sols
En ce qui concerne l’eau, les consommations et la gestion des eaux pluviales sont les enjeux actuels. Ils requièrent l’instauration de dispositifs particuliers pour les travaux de terrassement les plus importants. Le principal risque de pollution pour l’eau comme pour les sols restent les fuites accidentelles d’hydrocarbures ou de produits dangereux.
5) Les poussières et nuisances sonores
L’utilisation d’équipement de construction génère de la poussière et du bruit. Les riverains sont gênés et peuvent se sentir agressés. C’est pourquoi, les entreprises de TP s’adaptent en renouvellement leur équipements et en adoptant des dispositions particulières si possible.
6) Les paysages et la biodiversité 
Chaque chantier modifie un paysage et peut alors perturber tout un écosystème ou porter atteinte aux végétaux et aux espèces animales les plus fragiles qui se trouvent dans son environnement proche. Il est nécessaire d’évaluer comment adapter les mesures sur chaque chantier.
