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Les bonnes pratiques environnementales des travaux publics

Par Claire, 10 juillet 2011 11 h 48 min

Un nouveau site Internet dédié aux « bonnes pratiques environnementales des travaux publics » vient d’être lancé. Il a pour objectif d’apporter des solutions innovantes et concrètes aux professionnels pour construire ou réhabiliter des équipements publics dans un meilleur respect de l’environnement.

Un chantier de travaux publics tout comme de BTP ont de multiples impacts sur l’environnement. En effet, la mise en place de chantier engendre la consommation d’énergie et de matériaux naturels, la production de déchets, des actions sur l’eau et les sols, les émissions de poussières, les nuisances sonores et le bouleversement des paysages.

A l’heure actuelle, nombreuses sont les entreprises de TP conscientes de leurs responsabilités sur l’environnement. C’est la raison pour laquelle, elles développent depuis plusieurs années des procédés innovants qui contribuent largement à préserver l’environnement et les ressources naturelles.

Les enjeux environnementaux sont nombreux et concernent plusieurs domaines :

1) L’énergie

Il est intéressant de noter que la seule fabrication des enrobés routiers représente en France une dépense d’énergie de plus de 8000 millions de kWh par an et cette dépense n’inclue alors pas les autres consommations d’énergie des Travaux Publics. Un autre exemple est la dépense énergétique des transports de matériaux et l’utilisation des engins de chantiers qui absorbent de grandes quantités de gas-oil, auxquels il faut rajouter les déplacements quotidiens de plus de 200 000 salariés. Il devient ainsi essentiel de diminuer les coûts énergétiques des chantiers, tout comme la part des énergies fossiles consommées.

2) Les matériaux naturels

Chaque année en France, près de 428 millions de tonnes de granulats naturels provenant des carrières réglementées sont extraits, dont 78% sont employés par les travaux publics. Des solutions de substitution ont été développées afin d’une part de préserver les ressources en matériaux naturels qui diminuent dans certaines régions et d’autre part, d’éviter des transports qui peuvent aisément atteindre des volumes de plusieurs dizaines de milliers de tonnes.

3) Les déchets

En plus des déchets inertes qui sont valorisés à plus de 75%, les entreprises de TP produisent 1,5 millions de tonnes de déchets banals par an et 1,2 millions de tonnes de déchets dangereux (données IFEN 2004). La nécessité de les limiter est claire mais il faut pouvoir le faire en respectant les exigences réglementaires qui s’appliquent à tous les déchets des entreprises. Il est d’autre part difficile de trouver une solution commune à l’ensemble des chantiers. Certains ont créé de nouvelles techniques capable de diminuer significativement les quantités de déchets produites. C’est uniquement possible pour certains types de travaux.

4) Les eaux et les sols

En ce qui concerne l’eau, les consommations et la gestion des eaux pluviales sont les enjeux actuels. Ils requièrent l’instauration de dispositifs particuliers pour les travaux de terrassement les plus importants. Le principal risque de pollution pour l’eau comme pour les sols restent les fuites accidentelles d’hydrocarbures ou de produits dangereux.

5) Les poussières et nuisances sonores

L’utilisation d’équipement de construction génère de la poussière et du bruit. Les riverains sont gênés et peuvent se sentir agressés. C’est pourquoi, les entreprises de TP s’adaptent en renouvellement leur équipements et en adoptant des dispositions particulières si possible.

6) Les paysages et la biodiversité

Chaque chantier modifie un paysage et peut alors perturber tout un écosystème ou porter atteinte aux végétaux et aux espèces animales les plus fragiles qui se trouvent dans son environnement proche. Il est nécessaire d’évaluer comment adapter les mesures sur chaque chantier.

La pelle, un engin toujours prisé des chantiers de construction

Par Claire, 13 mars 2011 9 h 58 min

S’il existe une machine connue de tous, même du plus néophyte en terme de matériels de construction, c’est bien la pelle qui apparaît dans l’imaginaire de chacun lorsque l’on parle du BTP. En plus d’ếtre présente à l’esprit de tous, la pelle n’a jamais perdu la côte auprès des entreprises agricoles, de construction ou de travaux.

Malgré la crise qui a largement touché le secteur du BTP, les différentes déclinaisons de la pelle font partie des matériels les mieux vendus en 2009 tout comme en 2010, année de reprise légère. Ainsi, les pelles sur chenilles et les mini-pelles restent à l’honneur. La baisse des ventes était importante entre 2008 et 2009. Le marché des pelles hydrauliques de plus de 6/8 tonnes avait approché une baisse de 60 % entre 2008 et 2009 que ce soit pour les pelles sur chenilles ou pour les pelles sur pneus. Selon Seimat-Cisca, les sept premiers mois de 2010 ont montré une timide reprise avec une hausse des ventes de 10% pour les pelles sur chenilles et de 16% pour les pelles sur pneus par rapport à 2009. L’année 2011 devrait confirmer cette tendance si l’on prend en compte la hausse des chiffres d’affaires et les nouvelles prises de commandes.

Il est intéressant de souligner que l’évolution des pellereste limitée par rapport à d’autres engins du BTP. Les constructeurs ont axé le perfectionnement des machines sur l’assistance à la conduite, la réduction de la consommation, le suivi à distance, le confort et la sécurité. Ensuite, les engins ont été renforcés en puissance et solidité notamment en ce qui concerne les catégories entre 15 et 35 tonnes.

Aujourd’hui, les pelles restent des machines qui offrent de belles performances et permettent une 8MCR. Elle peut être à la fois utilisée en tant que pelle mécanique, chargeuse, élévateur et porte-outils. Des pelles aussi efficaces ne sont plus seulement prisées des entreprises de BTP mais aussi des entreprises intervenant en travaux de voirie, de pose de canalisations, voire de démolition.

Des opportunités de construction non abouties en France.

Par Claire, 27 février 2011 11 h 04 min

En 2010, il est apparu que les opportunités ne manquent pas pour le secteur de la construction. En effet, le nombre d’autorisations de construction de logement progresse. En octobre dernier, le gouvernement indiquait une hausse de 2,9% du nombre de logements autorisés, en données CVS (corrigées des variations saisonnières) lissées pour les mois de juillet, août et septembre comparativement aux trois mois qui les précédés. Néanmoins au cours de la même période, le nombre de logements commençait à baisser de 2,2 %.

L’explication repose sur le fait que les autorisations données n’aboutissent pas toujours sur une mise en chantier. En effet, on remarque que les pétitionnaires agissent avec un permis qui a une validité d’un an et réussissent à faire annuler des chantiers un mois avant le début des travaux. D’autres annulations sont liées à des raisons différentes notamment fin 2010 lorsqu’il a été annoncé que la loi Scellier allait évoluer et offrir de nouveaux avantages fiscaux pour les chantiers de 2011.

D’octobre 2009 à septembre 2010, environ 450.000 logements ont été autorisés à construire en France. Par rapport à l’année précédente, ce chiffre est en hausse de 11,6 %. La construction neuve, qui représente plus de 87 % des logements, a progressé de 9,6 % durant la même période par rapport aux douze mois précédents.

Tous les secteurs du logement connaissent une progression : 7 % pour le logement collectif et 16,5 % pour le logement individuel. Sur ce dernier segment, l’individuel pur progresse de 19,5 % et l’individuel groupé augmente de 11,6 %. D’octobre 2009 à septembre 2010, près de 34.000 logements en résidence ont été autorisés soit + 1,8 % par rapport à l’année précédente.

D’octobre 2009 à septembre 2010, le nombre des mises en chantier de logements est de plus de 332 000 et connaît un repli de 2,0 % par rapport aux douze mois précédents. Pour le logement individuel, le chiffre de mises en chantiers s’élève à 179 000, ce qui se traduit aussi par un recul, de 2,1 %. Pour le logement collectif, environ 133 000 logements ont été mis en chantier d’octobre 2009 à septembre 2010 soit une baisse de 4,7 % par rapport à la période d’octobre 2008 à septembre 2009.

Les entreprises de construction et celles de fabrications de materiel tp (Grue, tractopelle, pompe à béton…) n’ont plus qu’à espérer que les annulations de 2010 renforceront la demande de 2011 notamment grâce à la loi Scellier.